L’achat d’une propriété est un des plus importants investissements d’une vie. Pour plusieurs acheteurs, ce processus pourrait s’avérer plus coûteux que nécessaire car trop nombreux sont ceux qui foncent tête baissée dans des pièges tels que:

  • payer trop cher la propriété convoîtée;
  • perdre la maison rêvée aux mains d’un autre acheteur;
  • et, pis encore, acheter la maison qui ne correspond pas à leurs besoins.

Une approche systématique d’achat de propriété vous aidera à éviter ces pièges courants, à couper vos frais et à acquérir la maison qui vous convient vraiment.

Voici les 9 pièges les plus courants et coûteux, comment les identifier et quoi faire pour les éviter.

1. Acheter à l’aveuglette

Quel prix devriez vous offrir lorsque vous rédigez une promesse d’achat sur la propriété dénichée?

Le prix demandé par le vendeur est-il en juste, sous-évalué ou trop élevé? Pouvez-vous anticiper une marge de négociation  ou non? Si vous n’avez pas fait de recherches sur le marché pour comprendre les valeurs comparables actuelles, vous ferez votre offre en pariant à l’aveuglette.

Sans cette connaissance du marché, vous pourriez aisément offrir trop ou rater la possibilité de faire une offre compétitive sur une maison qui vaut son pesant d’or.

2. Acheter la mauvaise maison

Plus d’un acheteur, ébloui par la beauté d’une propriété, s’est emballé dans l’émotion et s’est précipité d’acheter… seulement pour réaliser quelques semaines ou quelques mois plus tard qu’ils sont propriétaires d’une habitation trop grande ou trop petite, trop loin du travail ou qui requiert plus d’entretien qu’il n’a de temps ou de fonds pour réaliser.

Il est essentiel de clairement définir vos besoins et vos désirs en ordre de priorité. Rappelez-vous ces critères lors de vos visites et lorsque vous avez une décision à prendre.

3. Problèmes légaux

La propriété qui répond à tous vos critères est-elle offerte en vente par les propriétaires légitimes?  Les créances qui existent sur celle-ci excèdent-ils la valeur de l’immeuble ou le prix que vous comptez payer? Les titres de propriétés (historique des ventes de cet immeuble) sont-ils clairs?

La dernière chose que vous désirez découvrir, c’est que la propriété n’est pas libre de lien hypothécaire ou de toute priorité, ou qu’il existe d’autres propriétaires, ou encore que des baux ont déjà été consentis.

Assurez-vous d’avoir des professionnels à vos côtés qui sauront faire ces vérifications.

4. Désignation non-conforme

Le certificat de localisation (produit par un arpenteur-géomètre) est-il à jour ou l’immeuble a-t’il été modifié par l’agrandissement d’un balcon, l’installation d’une piscine ou d’une thermopompe? Y a-t’il des non-conformités dont les rectifications pourraient vous être imposées? Existe-t’il des privilèges ou des servitudes qui pourraient limiter l’usage que vous comptez en faire ou qui pourraient engager vos obligations envers un tiers?

Si ce relevé n’est pas l’exact reproduction de la réalité actuelle ou qu’il inclut des anomalies, ce certificat ne sera pas accepté ni par le notaire ni par le prêteur. Saurez vous détecter et éviter ces hocquets?.

5. Réparations non divulguées

N’espérez pas d’un vendeur qu’ils vous fasse une liste exhaustive de toute ce qui doit être réparé ou vérifié.  Aussi bien vous que le vendeur êtes là pour maximiser votre investissement.

Assurez-vous que votre promesse d’achat soit conditionnelle à une inspection en bâtiment. Pensez à retenir les services  d’un inspecteur indépendant qui examinera objectivement la propriété et qui rédigera un rapport d’inspection complet. Celui-ci inclura en détail tous les éléments de la propriété et les réparations à anticiper. Parfois, vous pourriez devoir consulter des experts en diverses spécialités.

Rappelez-vous qu’il n’existe aucune propriété qui n’aura pas besoin d’entretien régulier ($) et de rénovations ($$) ponctuelles. C’est ça être proprio !

6. Ne pas être pré-qualifiés

Une pré-qualification hypothécaire ‘garantie’ est rapide et facile à obtenir. Et gratuite. Quand vous avez cette hypothèque déjà consentie, vous magasinez sans stress et en toute sécurité, sachant que vous serez prêt à agir quand vous dénicherez la propriété désirée et que votre promesse d’achat sera considérée plus sérieusement que si vous n’étiez pas pré-qualifié.

Connaître votre pouvoir d’achat et ce qu’un prêteur vous consentira vous permettra de mieux cibler votre recherche et vous évitera la déception de tomber en amour avec une propriété hors budget… et impossible à reproduire.

7. Manquements au contrat

Si un vendeur ne se conforme pas au contrat à la lettre en négligeant de faire les réparations qu’il a promis de faire, ou en changeant l’esprit du contrat d’une manière ou d’une autre, cela peut entraîner le report de la clôture de la transaction et tous les désagréments et frais qui découleront de ce report.

Entendez-vous à l’avance sur une somme à titre de dédommagement si, par exemple, les réparations ne sont pas faites comme prévues. Faites la liste des points sur lesquels vous vous êtes entendus et faites un suivi minutieux du déroulement de chacune des étapes.

8. Coûts cachés

Assurez-vous d’avoir identifié et découvert tous les frais reliés à la vente – petits ou grands – suffisamment longtemps d’avance. Quand une transaction se conclut, on voit parfois «apparaître» des frais inattendus après que la somme totale eût été établie : quittances, cotisations, etc.

9. Précipiter la clôture de la transaction

Prenez votre temps lors de cette étape cruciale et insistez pour réviser les documents quelques jours avant la clôture. Assurez-vous que les documents reflètent parfaitement votre compréhension de la transaction, que rien n’a été ajouté ou retranché. Le taux d’intérêt est-il exact? Tout a-t-il été couvert? Si vous précipitez les choses le jour de la clôture, vous risquez de vous trouver dans une impasse à la dernière minute, sans solution en main, et de compromettre les termes de l’entente, le financement ou la vente elle-même.

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